Voitures autonomes : où en sommes-nous ?

Voiture autonome Tesla

Rêvez-vous de rouler sur une autoroute ou sur une départementale sans vous préoccuper de tenir le volant? Alors, ce rêve pourrait devenir réalité très bientôt avec les véhicules autonomes sur le marché de l’automobile. En effet, des entreprises visionnaires telles que Tesla ou Uber nous promettent l’arrivée de véhicules totalement automatisés d’ici les années 2020 à 2030.

Lors du dernier Mondial de l’Automobile, le Président Macron a annoncé la mise en circulation de voitures autonomes d’ici 2022. Une commission ad hoc a même été mise en place pour mener à bien ce projet. Symboles de la révolution robotique et des systèmes intelligents, les véhicules automatiques seront la prochaine évolution technologique remettant en cause notre conception de la conduite et de la sécurité routière.

Des voitures résultant d’une révolution technologique liée à l’émergence de la robotique et de l’intelligence artificielle

Les voitures autonomes résultent d’un long processus lié à l’émergence de la robotique et de l’intelligence artificielle, dont l’étude a été amorcée aux Etats-Unis dès les années 1960. Cependant, les autres continents n’ont pas été en reste.

Dans les années 1970, un laboratoire japonais réalisait une expérience inédite en faisant circuler un véhicule automatique sur un circuit dédié. Puis, l’Europe a rattrapé le train en marche avec le programme Prometheus dans les années 1980 pour le développement d’outils technologiques réservés à la conduite automobile automatique.

Depuis, différents constructeurs automobiles sont en lice pour lancer la prochaine génération de véhicules automatiques destinés à faciliter la conduite et le déplacement des individus d’un point à un autre. Parmi ceux-ci, on peut citer les nouveaux venus Tesla, Google et Uber, mais aussi des constructeurs automobiles plus classiques tels que Daimler-Benz (avec son programme ESF 2019) ou encore PSA en France.

Des véhicules de plus en plus automatisés destinés au marché de l’automobile d’ici 2020

Les véhicules actuellement admis à la circulation sont les véhicules de niveau 1 (régulateur de vitesse adaptatif et assistance au maintien dans la voie) et de niveau 2 (toutes les fonctions du niveau 1 plus système de dépassement automatisé et aide au stationnement). Cependant, dès 2020, les véhicules de niveau 3 (conduite autonome limitée) et de niveau 4 (conduite sans intervention du conducteur sauf dans certaines situations délicates) seront mis à la vente.

La mise en vente de véhicules de plus en plus automatisés soulève néanmoins certaines questions liées à la sécurité routière et à l’emploi.

Une révolution technologique qui n’est pas exempte de risques

L’arrivée de voitures autonomes sur le marché est censée améliorer la sécurité routière et réduire drastiquement les accidents de la circulation. Or, les derniers tests menés par Uber en 2016 n’ont pas été concluants et ont entraîné le décès d’une personne. Dans ce contexte, la sécurité des personnes, et notamment celle des enfants, est une priorité pour les constructeurs de véhicules automatiques.

De même, l’arrivée des voitures automatiques posent la question de la sauvegarde de l’emploi dans le secteur des transports. Aux Etats-Unis, des prévisions estiment que l’arrivée de tels véhicules pourrait entraîner la disparition de 1 à 2 millions d’emplois par an. Les personnes potentiellement visées par cette transition technologique seraient les conducteurs de poids lourds, les conducteurs de bus, ainsi que les chauffeurs de bus et de VTC.